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Französische Litteratur

Gabriel Matzneff

Das Centre Pompidou, oder wie es umgangssprachlich heisst, Beaubourg, war lange so etwas wie das Zentrum meines Lebens. Ich ging seit meinem ersten Tag, als ich in Paris ankam, in die dortige Bibliothek. Es gab ausserdem das Museum und zeitweise noch die Cinematheque Francaise. Ich hatte dort Filme gesehen als sie noch bei Trocadero war, und dann später, das heisst heuter war sie bei Bercy.

Im Centre Pompidou machte ich Bekanntschaften mit anderen Studenten und den Besuchern der Bibliothek. Meine Neugier ging auch dahin zu sehen was andere lasen. Auf diese Art und Weise habe ich litterarische Werke kennengelernt die nicht auf dem Studienplan standen.

So kam es dass ich die Bücher von Gabriel Matzneff las. Sie gefielen mir weit mehr als was auf dem Studienplan stand.

Hier einige Zitate, die ich aufnotiert hatte …

Le refus de prendre de la brioche est une décision esthétique; mais c’est également une attitude morale – p. 189

le but du mariage n’est pas le bonheur, mais d’aider l’autre à s’accomplir – p. 190

„L’amour, c’est la douleur. Celui qui n’a pas mal pour quelqu’un ne l’aime pas“ Rozanov p. 209

Eglise

Dans le monde moderne, qui est laid, l’Eglise figure l’un des ultimes bastions de la beauté – une beauté qui est source d’élévation et nourriture spritiuelle … – L’Archange aux pieds fourchus, p. 20

L’Eglise, ce n’est pas l’ordre … mais le désordre : l’irruption de la poésie dans la banalité quotidienne. Et pas n’importe quelle poésie : la poésie de la folie. … – L’Archange aux pieds fourchus, p. 27

La supériorité intellectuelle ou morale isole de manière plus irrémédiable que la lèpre. Que dis-je, la supériorité ! La différence suffit. Etre différent, c’est être coupable.

Cette solitude est acceptée par ceux qui se savent destinés à accomplir une oeuvre, et puisent leur courage dans cette certitude. Mais peu de gens, même entre les mieux doués, se sentent capables de mener la vie de chartreux qui fut, par exemple, celle de Nietzsche. La plupart balancent entre le refus d’une société qu’ils méprisent et le goût de la fraternité humaine, entre la lucidité et l’enthousiasme, entre l’intelligence et l’action … – L’Archange aux pieds fourchus, p. 42

Voyages : Il existe quatre sortes de voyages : le voyage artistique, le voyage érotique, le voyage d’affaires et le pélerinage p. 70

23 décembre. Les „fêtes de fin d’année“ sont d’une tristesse à se tirer une balle dans la tête. … Suels devraient célébrer Noël ceux qui en ont conservé, vivantes, la dimension théologique : l’incarnation du fils de Dieu rompant la malédiction du péché originel et offrant à l’homme une possibilité de rédemption. Mais il faudrait fusiller les immondes à cotillons et à serpentins.

La foule se presse et nous bouscul, mais tous ces gens qui nous entourent ne font qu’un désert affreux. Dans le ciel, brille l’étoile de l’epsérance, mais nous avons oublié le chemin de Bethléem, et nos pas qui résonnent dans la nuit froide ne mènent nulle part L’Archange aux pieds fourchus, p. 94

Marcher sac au dos, avoir le visage fouetté par le vent et la pluis, passer la nuit en forêt à la belle étoile, sentir l’odeur âcre et douce de la terre mouillée, allumer un feu, autant de choses indsipensables à celui qui, vivant dans le confort des grandes villes, désire n’être pas exilé de l’humain. Besoin de vivre à la dure, de reprendre contact avec la nature. Ce n’est pas du rouseauisme, mais de l’hygiène – L’Archange aux pieds fourchus, p. 110

Les adultes disent que l’âge bête se situe alentour de la quatorzième année. Cela est faux. L’âge bête s’étale en réalité de la dix-huitième à la trentième année et recouvre, en gros, la vie étudianyte. Rien n’est plus bête qu’un étudiant, sinon deux étudiants. – L’Archange aux pieds fourchus, p. 116

L’essentiel est d’avoir une vie poétique. – p. 57

A moins d’avoir une passion en commun, les gens n’ont rien à se dire. D’ou l’utilité des divertissements. „N’ayant pas d’idées à échanger, écrivait Schopenhauer, on échange des cartes.“ p. 153

L’artiste qui ressent avc force la solitude de l’homme, sa difficulté d’être, et qui les exprime dans son oeuvre, peut fort bien être dans la vie quotidienne un garçon qui aime à rire et à s’amuser. – p. 168

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